Dimanche 23 août 2020
04h04

Nuit froide et réveil nerveux.

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas réveillée en étant aussi agitée. Et pourtant, en même temps, j’ai connu bien pire. Les images dansent encore dans ma tête. Les larmes sont présentes et commencent à former un cours d’eau sur mes joues. Ce ne sont pas des sanglots. Juste des larmes silencieuses. Je ne réalise pas encore que je suis réveillée. Je suis dans cet état d’entre-deux. Une espèce de brouillard qui s’évapore lentement. L’Amoureux dort à côté mais commence lui aussi à émerger parce que je m’agite un peu trop.

Ça y’est je suis réveillée. J’essaie de chasser ces images terribles. Je referme les yeux plus fort. Je sers le drap dans mon poings sans m’en rendre compte. Les flashs oniriques sont toujours présents, rien ne bouge. Tout reste devant mes yeux. Les sensations aussi. Alors, je me laisse envahir. Cette fois-ci, aux larmes s’ajoutent les tremblements et l’Amoureux est réveillé. Il me prend dans ses bras, essaie de me rallonger près de lui mais j’étouffe. Je sers sa peau quelques secondes avant de m’éloigner de lui, de soulever le drap et d’essayer de respirer comme si j’avais été en apnée jusqu’à là. Il passe sa main dans mon dos, me murmure quelque chose mais je n’entends pas. Les larmes redoublent et restent toujours silencieuses.

Au bout d’un moment, qui s’apparente peut être à quelques minutes ou secondes, j’arrive à sortir du lit. Je rejoints la salle de bain et me passe un coup d’eau sur le visage. En regardant le miroir, je sais que je suis de nouveau ancrée dans ma réalité, dans ma vie. Pourtant, la peur et l’angoisse sont toujours là. Les images aussi même si elles commencent à devenir flou. Je ne comprends pas. J’essaie mais je ne comprends pas le sens de tout ce qui dansaient dans ma tête pendant mon sommeil. Un viol (pas le mien), de l’injustice, des cris. Puis le feu, la foule, l’instinct de survie.

J’aimerais écrire avec précision ce que je vis quand je suis endormie… Simplement, les trois-quart du temps rien n’a de sens. Je vois très bien encore les restes de ces songes dans ma tête mais aucun mot n’arrivent à ce greffer sur tout ça. C’est incroyablement frustrant. Surtout quand tous, sans exception, me touche en plein cœur, en pleine âme. Ils s’impriment en moi. Je peux ressentir les sensations d’un mauvais rêve plusieurs heures après mon réveil, toute la journée qui suit même. Et je ne peux rien faire pour empêcher cela. Tout comme je ne peux empêcher le fait que mes rêves s’imbriquent les uns dans les autres. Un peu à la manière d’Inception. Et ce à chaque nuit, sans foutu exception.

En général, si comme ici, je ne me rendors pas, j’écris. Je me force pendant plusieurs minutes à essayer de mettre des mots sur ce que j’ai vécu. La plupart du temps, dans mes rêves, je suis comme omniscient, à l’écart de tout ce qui se déroule sous mes yeux, à observer. Puis, sans savoir comment, j’essaie d’agir. Quand je fais cela, au réveil, il ne me reste plus que quelques fragments. Je sais toujours les grandes lignes mais plusieurs parties manquent pour rendre tout cela cohérents. Le flou s’invite à ma table d’amis et je déteste ça. Je déteste être dans l’incompréhension.

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