Titre : Le restaurant de l’amour retrouvé
Titre original : Shokudô Katatsumuri
Auteure : Ito OGAWA
Éditions Philippe Picquier
Année : 2008 pour l’édition original, 2013 pour cette édition française.
254 pages – 19 €



Quatrième de couverture :
Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.

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Le premier mot qui me vient à la fin de cette lecture est : Délicat.

En effet, Le restaurant de l’amour retrouvé est emplit de délicatesse, de douceur et de beaucoup d’humanité. Sans grande surprise, ici on parle bien d’amour et de cuisine. Simplement, on aurait tort de se fier au titre un peu mielleux du roman. Ce n’est pas vraiment une romance à proprement parlé. Ito Ogawa nous raconte ici une histoire à la fois douce, triste et mélancolique, avec toujours cette lumière en fond qui éclaire la route pour apporter la touche d’espoir nécessaire.

Le récit nous entraîne au cœur du quotidien de Rinco où chaque étape de sa vie est une invitation à cuisiner, que ce soit par plaisir, pour faire plaisir, pour partager, pour communiquer ou encore pour avancer et accepter les épreuves de la vie. La description détaillée des plats, des aliments, mais aussi la manière de les confectionner nous permet de ressentir l’amour incroyable que Rinco met dans sa cuisine. Elle prend le temps de choisir, de sentir, de goûter, d’associer, de créer. Cela rentre en résonance avec l’écriture de l’auteure, elle aussi prend le temps d’installer son histoire, de développer les sentiments des personnages, leurs pensées, le paysage dans lequel ils évoluent.

J’ai été émue pendant pratiquement toute ma lecture. L’écriture fluide et poétique d’Ito Ogawa nous transporte facilement au cœur du roman. Pas de fioritures, les mots sont choisis avec justesse et un brin de fantaisie. Néanmoins, quelques passages sont durs à lire et empêcheront peut-être certains d’entre vous d’apprécier les derniers tiers du roman.

Malgré cela, j’ai aimé que soit une histoire de vie où tout prenne du temps pour se dérouler, au rythme des saisons. Que malgré les apparences, rien ne soit si simple. Ce roman explore également le thème de la famille, du pardon, de la confiance en soi, du regard de l’autre, des sentiments qui ne sont pas faciles à dévoiler.

C’est une tranche de vie où l’amour sous toutes ces formes nous aient compté.

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